En ville, sur les panneaux, les fenêtres ou les murs, vous remarquerez de nombreuses affiches électorales. Les élections communales approchent à grands pas et les politiciens redoublent d’efforts pour soigner leur image auprès de leurs électeurs potentiels. Les affiches ne suffisent plus pour séduire ! Dans cette ère de plus en plus connectée, ils cherchent à capter l’attention d’un public actif sur les réseaux sociaux. Toutefois, influencer sur ces plateformes ne s’improvise pas !
Le mercredi 25 septembre, le « Club de la Presse » a accueilli deux invités de marque : Elio Acar, étudiant en sciences politiques et Xavier Degraux, expert en marketing digital. Selon ces professionnels, les partis politiques investissent de plus en plus de leur budget dans la communication numérique pour leurs campagnes électorales. Par exemple, cette année, le Vlaams Belang a déboursé près de 90 % de son budget pour la campagne électorale, à la communication digitale. Un record en Belgique !
Cependant, la situation diffère en Wallonie. Chaque parti politique francophone dispose d’un budget et d’une équipe dédiée pour la gestion et la production de contenu digital. Les partis tels que le MR, le PS, Ecolo, Les Engagés et DéFI rivalisent pour occuper l’espace médiatique et éviter que les extrêmes ne prennent trop de place. Chaque canal de communication est minutieusement choisi en fonction du message à transmettre, mais aussi selon l’échelle de la campagne (locale, régionale ou nationale). Les politiciens adaptent leur discours pour qu’il soit clair, percutant et rapidement compréhensible par un public jeune. Lors des élections de juin 2024, les candidats se sont d’ailleurs démarqués en utilisant massivement des réseaux privés tels que les e-mails et les messageries instantanées.
Si mener une campagne sur les réseaux sociaux peut générer un bad buzz pour les candidats qui ne les maîtrisent pas, ils peuvent aussi s’avérer être bénéfiques. Un membre du Parti Socialiste désireux de se renouveler a compris l’importance de suivre la tendance. Dans une vidéo TikTok, il apparaît en train de danser avec ses collègues. Cela montre que la communication numérique ne repose plus uniquement sur des messages politiques mais cherche aussi à générer un capital sympathie en créant un lien plus personnel et humain avec les électeurs.
D’où vient cette idée ?
Cette approche s’inspire, comme souvent, des États-Unis. Depuis quelques mois, les échanges parfois provocants entre Kamala Harris et Donald Trump enflamment les réseaux sociaux, devenant presque des sketchs pour les utilisateurs. Aux États-Unis, les partis se livrent une bataille acharnée non seulement pour préserver leur image mais aussi pour discréditer leurs adversaires. Les politiciens vont même jusqu’à solliciter des personnalités influentes pour mobiliser leurs adeptes. Par exemple, le Parti Démocrate a reçu le soutien de Taylor Swift, tandis que les Républicains peuvent compter sur Elon Musk.
Aujourd’hui, partager son programme politique tout en y ajoutant une dose de sympathie et d’humour est devenu essentiel pour certains partis. L’image d’un candidat ou d’un parti est désormais une composante centrale de la campagne qui nécessite une innovation constante pour capter l’attention des électeurs et éviter la polarisation. Toutefois, chaque citoyen est encouragé à garder un esprit critique face aux communications des différents partis politiques.

Très bon article.